Histoires grecques, Maurice Sartre, 2006

Ce livre m’accompagne depuis des années (je ne suis pas une fan des lectures concernant l’histoire antique que je ne fais que par obligation professionnelle) et je m’y plonge régulièrement.
Maurice Sartre, dès la préface, annonce la couleur. « L’idée [lui] est venue de partir de documents parfois anecdotiques, et d’essayer d’en montrer la portée. En d’autres termes, il s’agissait de mettre sous les yeux du lecteur le travail et les méthodes de l’historien, de montrer comment un document peut se révéler riche d’enseignements si l’on sait l’interroger, le mettre en série, le rapprocher de ceux qui peuvent l’éclairer. »
Ce livre est donc une mine pour les enseignants qui ont eux aussi à partager, transmettre, donner envie, avec une rigueur scientifique irréprochable. Tout le talent de Maurice Sartre réside dans le fait qu’il permet une lecture aisée de choses qui ne sont pas, au premier abord, aussi simples à appréhender.
L’avantage de cet ouvrage pour les enseignants débordés c’est qu’il nous laisse la liberté d’y entrer en fonction de nos urgences. Pour ma part, j’ai commencé par dévorer tous les chapitres (sur les 43 que compte l’ouvrage) qui allaient me servir à préparer mes séquences (je vous en donne la liste) :
– Thésée réunit les habitants de l’Attique ou Les origines de la cité
– Les Théréens s’embarquent pour Cyrène ou Comment fonder une colonie : une légende nationale
– « Et Clisthène fit entrer le peuple dans son hétairie » ou Les bases de la démocratie athénienne
– Un tesson d’ostracisme ou Les progrès de la démocratie après les guerres médiques
– Plaintes d’un bâtard ou La loi de Périclès sur la citoyenneté
– Prière d’Hippolyte à Zeus ou Les femmes dans la cité
– Deux mille hilotes ont disparu ! ou Les esclaves dans la cité
– Nicoclès de Salamine de Chypre paie les dettes de ses concitoyens ou Les étrangers dans la cité
– Les noces de Suse ou Alexandre, l’Iran et les Grecs
– Interdits de gymnase ! ou Éducation et citoyenneté dans le monde hellénistique
– Palmarès d’un athlète de Milet ou Concours et culture grecque
Les exemples choisis par Maurice Sartre permettent de diversifier les approches en classe, d’utiliser des documents originaux absents des manuels scolaires, d’avoir le bagage scientifique nécessaire pour faire un cours en toute sérénité (je ne suis pas antiquisante et je redoute toujours les questions ! )
Les autres chapitres, je les ai lus par plaisir et dans le désordre.

PS : Autre bonne nouvelle, il existe en poche http://www.seuil.com/livre-9782757814772.htm

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Une réflexion sur “Histoires grecques, Maurice Sartre, 2006

  1. J’ai lu ce livre et comme je l’exprime un peu ici (https://unetudianthistorien.wordpress.com/2012/06/24/de-la-bonne-popularisation/) je suis un peu mitigé dessus. Il est intéressant et c’est un livre à mettre entre de nombreuses mains, mais c’est juste un peu dommage que les exemples choisis soient essentiellement pris dans l’Orient grec. C’est particulièrement flagrant à partir de la période hellénistique. Ok c’est la zone géographique préférée de l’auteur, mais bon on perd un peu de la diversité de la culture grecque. Dommage.

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